Les études chevaleresques et l’enseignement

Les études et les enseignements permettent de fortifier l’intellect en développant un sens synthétique et l’affinement des jugements. Elles permettent également, par une longue expérimentation, de travailler sur le plan psychique et spirituel et sur toutes les liaisons avec les mondes, manifesté et non manifesté.

Ces domaines seront toujours vidés de leur sens sʼils ne sont régis par une démarche spirituelle.

 En effet, pourquoi accumuler des connaissances en Kabbale, astrologie, alchimie et autres disciplines occultes si le « feu sacré » ne brûle pas et si l’Amour  décrit par Saint Paul n’illumine pas ?

De ce fait, nos enseignements et notre démarche générale sont substantiellement concernés par la « quête » spirituelle des chevaliers.

L’Ordre Chevaleresque des Trois Épées est un Ordre initiatique et en conséquence, il ne prend pas part à la vie publique.

Le Chevalier est celui qui a reçu validement l’adoubement chevaleresque et fait profession de vivre conformément au Code dʼHonneur de la chevalerie.

Le Chevalier, revêtu de son armure spirituelle, dépositaire des valeurs traditionnelles dʼAmour et de Fraternité, est un être d’action qui fait sien l’adage : « Tant on donne, tant on reçoit et tant on reçoit tant il faut donner ».

 Sur le plan spirituel :

 La base de notre action est notre enseignement: dépôt sacré transmis au cours des âges, par la «Chaîne dʼOr», il est exprimé par ce que l’on nomme le «LIVRE M» qui met à la disposition des hommes et des femmes de notre temps les connaissances profondes qu’avaient les initiés des temps anciens, sur les axes suivants :

 – LʼUnivers

– La Nature

– LʼHomme

– La Sagesse

 Les connaissances ne sont que partiellement intellectuelles. Elles demandent à être lentement et longuement assimilées par tout lʼÊtre, car il s’agit, dans cette démarche, d’aider chacun à prendre conscience de lui-même, de ses capacités, de sa lucidité et de sa vraie liberté et finalement de l’étincelle divine qui est au plus profond de son Être, malgré les sollicitations du monde, en dépouillant peu à peu le «vieil homme».

 L’enseignement :

 Le cœur de l’enseignement est transmis par voie orale uniquement, même si des éléments écrits viennent compléter cet enseignement.

Savoir lire avec l’œil du cœur, c’est être inspiré par l’esprit, conduit par une juste intuition éloignée de la lettre qui fige.

Dans cette progression, la compréhension  personnelle est essentielle; l’enseignement ne peut pas s’y substituer.

Cette compréhension personnelle, à son tour, ne s’appuie pas sur les seules facultés intellectuelles de l’Homme; la tradition chrétienne retient que dans le domaine spirituel cette compréhension n’est possible que sous l’action de l’Esprit-Saint:

« C’est le Maître intérieur qui enseigne, le Christ qui enseigne, son inspiration qui enseigne. Où ne sont pas son inspiration et son onction, inutile est le tapage des mots  au dehors. Les mots que nous prononçons au dehors, frères, sont comme le jardinier devant l’arbre ; il travaille au dehors, il apporte de l’eau et tout le soin de son travail ; mais tout ce qu’il apporte ainsi du dehors, est-ce cela qui forme les fruits ? […] que par notre parole nous plantions ou nous arrosions, nous ne sommes rien, mais c’est Dieu qui donne la croissance, c’est-à-dire c’est son onction qui vous enseigne toutes choses. » Saint-Augustin, Commentaire sur la 1ere Épître de Saint Jean.